Auteur Sujet: Quelle leçon en tirer ?  (Lu 671 fois)

tonton

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #60 le: octobre 02, 2017, 19:05:41 pm »
Bonsoir,

Sur les cartes de visites, on y lit des titres bien pompeux qui ne veulent pas dire grand chose mais qui visiblement flattent l'égo du détenteur.
Balayeur, puis technicien de surface. Bientôt, ingénieur de surface, sans aucun mépris pour cette profession hautement respectable.

Ce que je constate à l'écoute de mes enregistrements, c'est effectivement le home studio plus ou moins foireux.
Il y a de plus en plus de déchets dans les prises de sons et les mixages récents (disons depuis l'an 2000).
Ne s'improvise pas ingénieur qui veut. Je ne suis que technicien mais je les côtoie 5j/7. Faut reconnaitre qu'ils (qu'elles) en ont tout de même sous la pédale.

Cordialement.
« Modifié: octobre 03, 2017, 07:21:17 am par tonton »

RicharD333

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #61 le: octobre 03, 2017, 13:44:39 pm »
Bon, c'est clair, vous acceptez l'ingénieur de son comme titre.  je me trompe si j'écris, peu importe ?

C'est un droit bien sur !  C'est un droit aussi de remettre l'ordre établi en question.  Pas de tout casser mais dans le but de faire évoluer.

Prétention ?  Prétentieux, diront certains ?  On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs mais je suis tout de même surpris de l'énergie mise à défendre ce métier. 

Dans tout ce que vous avez écrit, tous intéressants et déterminés, j'ai retenu un passage écrit par Borak, je l'ai souligné.

Accessoirement, si j'étais l'enseignant qui reçoit ta lettre, je n'y répondrais pas. Je la trouve un peu insultante.
En plus se présenter en tant qu'audiophile n'est peut-être pas la meilleure idée. Les Audiophiles ont aussi la réputation de croire n'importe quelle ineptie et de raconter n'importe quoi alors qu'ils n'ont aucune connaissance technique.


Voilà qui motive mon action.  Nous avons eu une belle passion entre les main, la hifi et nous en avons fait ce résumé de Borak.  Se dire audiophile aujourd'hui n'est pas édifiant et de mon point de vue, ils ont raison de nous qualifier d'idiophiles. 

La cible "ingénieur de son" touche fort, à tord ou à raison.  il faudra bien appeler un chat un chat si on est sensible à cette réputation audiophile qui n'est plus à la hauteur.

J'ai retenu cette citation : La loi universelle est pour les laquais, le contexte pour les rois.

À nous de choisir !

R3
«Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.» Arthur Schopenhauer

Tonipe

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #62 le: octobre 03, 2017, 16:40:13 pm »
Bonjour

La raison qui me fait dire "pas touche aux ingénieurs du son" c'est qu'il ne sont pas responsable de la piètre qualité des CD dans le commerce.
Ce sont eux qui font le travail, mais ils respectent un cahier des charges donné par un producteur.
Et quand le cahier des charges est mauvais au départ, le produit ne peut pas être bon en sortie...
Tant que les CD de qualité insuffisante se vendront sans problème, pourquoi voulez vous que les choses changent ?

En tant qu'amateur de haute fidélité, je tire à boulet rouge sur la musique HI-RES de qualité insuffisante.
De la musique HI-RES avec un DR de 5, ce n'est pas acceptable...
Producteurs et vendeurs se foutent du monde.
Dénonçons le publiquement, faisons la liste de ce qui n'aurai jamais du arriver sur le marcher.
Dénonçons que le 24 bits à 44.1 kHz, ce n'est pas du HI-RES, la qualité est dans la fréquence pas dans le nombre de bits.

Cordialement, Dominique.

xnwrx

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #63 le: octobre 03, 2017, 19:41:45 pm »
Je ne peux pas approuver Dominique, la fréquence d'échantillonnage n'a pas d'impact sur la qualité. Si différence il y a, c'est que le matériel qui a servi à le créer était mauvais ou qu'il était mal utilisé.

Tonipe

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #64 le: octobre 03, 2017, 19:48:51 pm »
Je parlais du 44.1 kHz par comparaison avec du 88.2 ou du 96 kHz.

Cordialement, Dominique

Borak

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #65 le: octobre 03, 2017, 19:57:25 pm »
Oui ce n'est pas si évident (même si moi, je ne fais plus la différence).

A priori, le nombre de bit est aussi important que la fréquence. 44.1 en 24bits, c'est déjà de la hires.
En plus à partir de 50 ans, une fréquence de 88 kHz, ca n'a plus aucun interêt, si on entend encore du 12kHz on a de la chance.
« Modifié: octobre 03, 2017, 20:00:29 pm par Borak »

luiscrepy

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Re : Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #66 le: octobre 03, 2017, 20:10:17 pm »
Je ne peux pas approuver Dominique, la fréquence d'échantillonnage n'a pas d'impact sur la qualité.

Je ne le dirais quand même pas comme çà...
Je dirais plutôt que, bien que la quantité d'informations sur le disque soit plus importante (harmoniques de plus de 22 kHz) la qualité perçue ne sera pas supérieure.

Cordialement,
Luis
 

xnwrx

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #67 le: octobre 03, 2017, 20:31:30 pm »
Je vais reformuler si vous me le permettez : 44 kHz est nécessaire et suffisant pour échantillonner un signal audio, ne créant aucune perte et aucune modification du signal. Une fréquence d'échantillonnage supérieure n'apportera donc rien.
Ceci étant dit, le reste n'est qu'affaire de conception et de mise en œuvre des matériels de numérisation et de restitution.

Pour argumenter, tout convertisseur sigma-delta travaille avec un facteur de suréchantillonnage, en général compris entre 64 et 1024. Prenez un convertisseur 44 kHz classique à facteur de suréchantillonnage x128. Prenez un autre convertisseur classique travaillant à 96 kHz avec un facteur de suréchantillonnage de x64. Les deux ont réellement échantillonné le signal à 5,6 MHz (environ) ; pas de différence ; mais l'un au final présente deux fois plus d'échantillons par seconde qui n'apportent aucune information supplémentaire. Le filtre anti-repliement analogique est identique, et l'anti-repliement numérique ne pose aucun problème dans les deux cas avec des réjections largement au dessus de 120 dB.

Vous me direz : prenons un convertisseur 96 kHz avec un facteur de suréchantillonnage x128. OK, cherchez où est l'apport... (il n'y en a pas)

luiscrepy

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Re : Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #68 le: octobre 03, 2017, 21:35:32 pm »
Je vais reformuler si vous me le permettez : 44 kHz est nécessaire et suffisant pour échantillonner un signal audio, ne créant aucune perte et aucune modification du signal. Une fréquence d'échantillonnage supérieure n'apportera donc rien.
Ceci étant dit, le reste n'est qu'affaire de conception et de mise en œuvre des matériels de numérisation et de restitution.

Pour argumenter, tout convertisseur sigma-delta travaille avec un facteur de suréchantillonnage, en général compris entre 64 et 1024. Prenez un convertisseur 44 kHz classique à facteur de suréchantillonnage x128. Prenez un autre convertisseur classique travaillant à 96 kHz avec un facteur de suréchantillonnage de x64. Les deux ont réellement échantillonné le signal à 5,6 MHz (environ) ; pas de différence ; mais l'un au final présente deux fois plus d'échantillons par seconde qui n'apportent aucune information supplémentaire. Le filtre anti-repliement analogique est identique, et l'anti-repliement numérique ne pose aucun problème dans les deux cas avec des réjections largement au dessus de 120 dB.

Vous me direz : prenons un convertisseur 96 kHz avec un facteur de suréchantillonnage x128. OK, cherchez où est l'apport... (il n'y en a pas)

Je vais reformuler également, ma remarque était vraiment basique.

44 kHz est nécessaire et suffisant pour échantillonner un signal audio, c'est à dire limité à une plage de fréquences située entre 20 et 20000 Hz. Si je dispose d'un échantillonnage à 96 kHz, je pourrais enregistrer des fréquences jusqu'à 48 kHz (enfin je crois). Mon enregistrement sera donc plus "fidèle" par rapport à la réalité même si l'oreille humaine n'entendra pas la différence. La seule présence d'informations entre 20000 et 40000 Hz sur l'enregistrement à 96kHz en est la preuve.

Certains ne sont pas totalement d'accord avec le fait que tout signal audio supérieur à 20000 Hz soit totalement inutile et sans effet. D'où le développement des "super-tweeters" par exemple.
Dans ces conditions, pourquoi l'audio professionnelle est-elle passée à 96, 192 kHz ou même plus ? Ce n'est pas du marketing, car le grand public intéressé par plus que 44,1 kHz ne représente qu'une poignée d'individus.

Pour limiter les effets destructeurs des traitements innombrables entre l'enregistrement et le support final commercialisé ?
Dans ce cas notre DSP qui corrige phase, amplitude et retards en est un de plus et ne serait-il pas plus judicieux de lui donner du 96 ou du 192 kHz à manger ?

Mes oreilles me disent que cela ne sert à rien, ces subtilités étant de toutes façons totalement masquées par ne serait-ce qu'une réflexion sur un carrelage ou un plafond, et je joue donc l'avocat du diable. Mais ma raison me dit qu'il faut quand même y réfléchir.

Cordialement,

Luis


Tonipe

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #69 le: octobre 04, 2017, 06:18:22 am »
Bonjour

Le rôle d'un super tweeter ne doit pas se voir dans la courbe de réponse, mais dans la courbe de phase acoustique.
La courbe de phase acoustique se corrige aussi très bien par convolution, à condition de ne pas oublier de corriger la coupure acoustique dans le grave et les aigus, donc le super tweeter ne sert à rien...

Cordialement, Dominique