Auteur Sujet: Quelle leçon en tirer ?  (Lu 1825 fois)

RicharD333

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #30 le: septembre 30, 2017, 13:52:44 pm »
""ingénieur de son"", vous tenez clairement à la dénomination, OK !

« Modifié: septembre 30, 2017, 15:13:38 pm par RicharD333 »
«Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.» Arthur Schopenhauer

Tonipe

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #31 le: septembre 30, 2017, 16:26:25 pm »
Bonjour

Je voudrai rebondir sur les auditeurs qui pressurisent leur salles d'écoute.
Du point de vu des caractéristiques de l'air qui est entre les enceintes et nos oreilles, c'est équivalent à une baisse d'altitude.
Je n'en vois pas l'intérêt sir les enceintes sont mise au point sur le lieu d'écoute.
Et si vous regardez au bas du chapitre mise au point des évents : http://www.petoindominique.fr/php/mapevent.php le changement de température est plus efficace que le changement de pression, la pression est liée à l'altitude.

Le terme ingénieur du son est un terme pompeux bien rentré dans le langage audiophile.
Je ne suis pas certain que le niveau de connaissance requis pour exercer ce métier demande bien les 5 ans d'étude que sont la formation d'un ingénieur.
Avez vous des informations à ce sujet ?

Cordialement, Dominique

luiscrepy

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #32 le: septembre 30, 2017, 18:59:37 pm »
J'ai un BTS photographie (1977) de l'école Louis Lumière (anciennement appelée école Vaugirard) qui à cette époque représentait l'enseignement le plus élevé possible dans cette discipline en France. Il y avait une section Cinéma et une section Son qui formait, entre autres, des "ingénieurs du son" qui ne sortaient comme moi, qu'avec officiellement un bac + 2. Je dis "officiellement" parce que dans les faits, une large partie des admis au concours permettant de rejoindre cette école avaient déjà fait une prépa ou une ou deux années de fac.
Il y a déjà de nombreuses années, l'école a déménagé à Marne la Vallée et s'apelle ENSLL, recrute à Bac + 2 et dispense un diplôme Bac + 5.
Luis

xnwrx

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #33 le: septembre 30, 2017, 19:22:09 pm »
Si c'est une ENS, alors ils sont ingénieurs, pas de doute.

Tonipe

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #34 le: octobre 01, 2017, 11:23:07 am »
Bonjour

Sur cette base je ne remet pas en cause le terme ingénieur du son.

Cordialement, Dominique

tarteup

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #35 le: octobre 01, 2017, 15:03:43 pm »
   
  Ou encore, à minima Bac + 6 :   
     http://www.conservatoiredeparis.fr/fileadmin/user_upload/Disciplines/pdf/Fsms.pdf
  Le niveau d'admission ( musique / scientifique ) est détaillé .....  leçon d'humilité .... gulp !

RicharD333

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #36 le: octobre 01, 2017, 15:15:59 pm »
je me référerai à ma signature pour l'instant et cela peut jouer contre moi.  J'accepterai la leçon avec humilité, comme proposé par Tarteup.

Ici au Québec, le cours offert est de niveau DEC, c'est à dire celui d'une technique.  Ceci dit, chez nous il y a l'ordre des ingénieurs et je leur ai demandé s'ils acceptaient l'ingénieur de son comme faisant parti de leur ordre.  On verra si l'ordre veut bien répondre et je vous en ferai part le cas échéant.

Est-ce que l'école mentionné par vos soins est une école qui forme des ingénieurs dans d'autres domaines, comme le génie civil.


Voici un complément d'information sur ce que les ingénieurs font au Québec.

Un système de lois et de règlements encadre les ingénieurs dans le but de protéger le public.
La Loi sur les ingénieurs précise, entre autres, les actes exclusifs et les champs de pratique
des ingénieurs. Selon l'article 3 de la loi, l'ingénieur est autorisé à exécuter, et ce, de façon exclusive, les actes suivants :

donner des consultations et des avis, c'est-à-dire analyser, interpréter des données,
faire des hypothèses et parvenir à une opinion éclairée, exprimée dans un vocabulaire pouvant être compris de celui qui le consulte;
faire des mesurages, des tracés, préparer des rapports, des calculs, des études, des dessins, des plans, des devis et des cahiers des charges;
inspecter ou surveiller les travaux dans le but de contrôler et de vérifier.
 

Tous ces actes peuvent être accomplis dans des domaines précis, tel qu'ils sont décrits par l'article 2 de la Loi, soit :

barrages, canaux, havres, phares et tous travaux relatifs à l'amélioration,
à l'aménagement ou à l'utilisation des eaux; 
travaux électriques, mécaniques, hydrauliques, aéronautiques, électroniques, thermiques, nucléaires, métallurgiques, géologiques ou miniers ainsi que ceux destinés à l'utilisation des procédés de chimie ou de physique appliquée; 
travaux d'aqueduc, d'égout, de filtration, d'épuration, de disposition de déchets ou autres travaux du domaine du génie municipal dont le coût excède 1 000 $; 
fondations, charpente et systèmes électriques ou mécaniques des édifices dont le coût excède 100 000 $ et des édifices publics au sens de la Loi sur la sécurité dans les édifices publics (chapitre S-3); 
constructions accessoires à des travaux de génie et dont la destination est d'abriter
ces travaux;
fausses charpentes et autres ouvrages temporaires utilisés durant la réalisation
de travaux de génie civil; 
mécanique des sols nécessaires à l'élaboration de travaux de génie; 
ouvrages ou équipements industriels impliquant la sécurité du public ou des employés.

Voici l'adresse du site de l'Ordre des Ingénieurs du Québec pour référence.

https://www.oiq.qc.ca/fr/jeSuis/public/quEstCeQuUnIngenieur/faireAppelIngenieur/Pages/ceQueLesIngenieursFont.aspx

Vous avez certainement l'équivalent chez vous, il serait honnête de les consulter.  Maintenant je suis prêt à faire amende honorable si, ceux que je qualifie de techniciens, sont de véritables ingénieurs.  Aujourd'hui j'en doute mais qui sait si demain.

R3

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xnwrx

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #37 le: octobre 01, 2017, 15:41:52 pm »
Il faut relativiser, 90% des ingénieurs du son ne doivent pas provenir de cette école, et le terme est bien usurpé.
Chez nous, un ingénieur est celui qui possède un diplôme d'Ingénieur, délivré par une école d'ingénieur.
On a par ailleurs la notion de Ouvrier et Cadre, qui encadre et défini le travail correspondant à chaque poste, découplé de la formation.

RicharD333

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #38 le: octobre 01, 2017, 16:26:13 pm »
J'aime bien les choses nettes et précises surtout lorsqu'il est question de mon humilité, qui n'a pas la réputation d'être sympathique.

J'ai donc fait parvenir ce courriel à la direction du conservatoire de Paris, on verra bien !

Bonjour du Québec.

Vous offrez un cours pour devenir ingénieur du son. Ce diplôme est-il recevable auprès de L'association Ingénieurs et scientifiques de France (IESF) ?  En d'autres termes, les personnes que vous formez peuvent-ils prétendre légitimement au titre d'ingénieur.

Richard Dufour

Au Québec on a peur de rien, j'ai envoyé ce message à la direction de la République du Son pour prendre contact avec Alban Sautour lui même.
Bonjour,

Serait-il possible de me mettre en contact avec Alban Sautour.
J'aimerais beaucoup discuter avec ce gentleman sur le métier de preneur de son.

Merci de l'attention porté à mon message

Richard Dufour
Du Québec

J'ai l'intention de prendre contact avec le pendant de l'ordre des ingénieurs du Québec en France, L'association Ingénieurs et scientifiques de France (IESF).

OK on va aller au fond des choses !  En passant n'étant pas familier avec les us et coutumes française, y a t'il d'autres corporations, ordre ou regroupements officiels d'ingénieurs en France ?

Maintenant je vous assure de toute mon honnêteté intellectuelle, si les ordres d'ingénieurs de nos pays respectifs déclarent valide le statu d'ingénieur de son, je m'y soumettrai.

R3
« Modifié: octobre 01, 2017, 16:27:49 pm par RicharD333 »
«Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.» Arthur Schopenhauer

luiscrepy

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #39 le: octobre 01, 2017, 16:51:28 pm »
Il est fort probable qu'un grand nombre d'ingénieurs du son (je parle de la fonction) ait une formation initiale de l'ordre de bac + 2. Cela s'explique par le fait que leur mission, étant avant tout artistique et technique ne justifiait pas, il y a vingt ou trente ans, une formation de 5 années après un bac technique ou scientifique qui impliquait déjà à lui seul une certaine formation technique et une capacité d'analyse pas forcément présentes dans les filières littéraires ou commerciales.
Aujourd'hui, la fonction intègre de plus en plus la notion d'encadrement de projet avec la gestion des budgets, des intervenants, des délais ainsi que des techniques de plus en plus pointues demandant une adaptation aux techniques informatiques mises à jour fréquemment. Ce qui fait que de nombreux postes exigent maintenant des compétences dans des domaines éloignés du cœur de l'activité et que la formation d'ingénieur soit requise pour le moindre poste d'encadrement.
Lorsque j'ai appris que ma formation cédait la place à un master obtenu en 3 ans après un bac+2, je me suis demandé en quoi la photographie pouvait justifier la même durée d'études que pour diriger la construction d'un viaduc (je ne parle pas de spécialisations comme l'élaboration des solutions chimiques de traitement, la conception d'un appareil photo ou encore la recherche en holographie)

Il y a par ailleurs d'autres fonctions intégrant le terme ingénieur sans que le diplôme soit ni requis, ni justifié. Mon dernier poste était "ingénieur commercial" dans la distribution des consommables destinés aux imprimantes grand format (entre 60 cm et 5 m de large). Je ne suis pas ingénieur, mais l'important était pour mes clients d'avoir un interlocuteur capable de comprendre leurs problèmes et de parler le même langage.


Luis


 

RicharD333

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #40 le: octobre 01, 2017, 17:11:49 pm »
Cette discussion, au demeurant fort intéressante, m'a amené a fouillé l'histoire de la hifi.  Le terme ingénieur de son, "Sound engineering" remonte au moins au début des années 50.  Cela fait plus de 60 ans au moins que le titre est employé.

J'ai envoyé un courriel à M. Denis Vautrin qui est professeur au département son au Conservatoire National Supérieur de musique et de danse de Paris

M. Vautrin,

Votre temps est précieux alors je irai droit au but,

Vous offrez un cours d'ingénieur de son.  Tous ces jeunes qui obtiennent ce diplôme portent-ils le titre d'ingénieur reconnu comme  l'association des Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF) ?  Autrement dit, sont-ils de véritables ingénieurs ou le titre est-il usurpé ?

Pour justifier ce questionnement qui vous paraît peut être curieus, je vous place dans le contexte audiophile.  De ce point de vue précis, on peut dire que la passion de la reproduction du son, la hifi, est en fort déclin.  Les jeunes ne s'y intéressent pas.  Les raisons sont multiples car il faut bien l'admettre, les audiophiles et les industrie de l'audio et de l'enregistrement  ont poussé la bêtise au delà du raisonnable.  Les prix stratosphériques pour des bouts de câbles, amplis et le reste du matériel audio, des gris-gris pointes et petits pieds sont à la base de tant de légendes urbaines et croyances populaires.  Ce ne sont là que quelques éléments qui pourrissent une passion qui m'est chère, la hifi. 

Je ne peux m'empêcher de vous parler aussi d'un vocabulaire audiophile qui trop souvent manque de précision et favorise l'incohérence.  Vous comprendrez que j'inclus dans ce vocabulaire et expression, "ingénieur de son".

Pourquoi je vous dis tout ça, parce que vous faites partie prenante de ce marasme, donc de la solution, qui touche de plein fouet la hifi et pas que l'industrie de l'audio et des audiophiles mais aussi le monde de l'enregistrement. 

Un de ces quatre, il faudra bien cesser de jouer un jeu qui ne fait pas évoluer cette passion commune qu'est la musique et sa reproduction, dans toutes ces phases, bien au contraire. 

Merci M.Vautrin de l'attention portée à ce message

Au plaisir de vous lire

Richard Dufour
Audiophile du Québec

Il est temps de se demander où s'en va l'audio, il est temps d'appeler un chat un chat.  Trop longtemps nous nous sommes gargariser de mots qui colorent la réalité audiophile, m'semble qu'un peu de fidélité dans nos termes choisis ne ferait pas de tord !

Les grandes industries ne s'autorégulent pas et on fait face au problème désormais, faut cesser de se conter des histoires.   Vous savez, l'audio, la hifi, c'est un monde d'illusion.  Il s'agit de recréer l'illusion qu'il y a un orchestre devant nous.  L'illusion, on l'a poussé pas mal loin et ça peut continuer ainsi si c'est ce que vous voulez. 

Moi, ça ne m'intéresse pas, la balle est dans votre camp.

R3
« Modifié: octobre 01, 2017, 17:16:11 pm par RicharD333 »
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tarteup

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Re : Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #41 le: octobre 01, 2017, 18:08:12 pm »
Vous offrez un cours d'ingénieur de son.  Tous ces jeunes qui obtiennent ce diplôme portent-ils le titre d'ingénieur reconnu comme  l'association des Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF) ?  Autrement dit, sont-ils de véritables ingénieurs ou le titre est-il usurpé ?

 
 C'est un peu comme si tu demandais si un luthier, puisqu'il travaille le bois,
 était véritablement ingénieur des eaux et forêts, comme pour te rassurer sur la qualité de ses violons.
  (M. Denis Vautrin ne veut surtout pas des profils d'ingénieurs au sens IESF.) 
 
 
« Modifié: octobre 01, 2017, 19:56:34 pm par tarteup »

Tonipe

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #42 le: octobre 01, 2017, 19:51:31 pm »
Bonjour

Il ne faut jamais oublier qu'a coté de la formation de base, il y a ce qu'on apprend en travaillant et en formation continue.
Nous pouvons être bac +2 en commençant à travailler, et faire largement le travail d'un ingénieur 40 ans plus tard.

Cordialement, Dominique

RicharD333

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #43 le: octobre 02, 2017, 13:29:41 pm »
Quelle leçon tirer de cette partie de discussion ?

À par ma petite personne, 100% des participants actifs sur cette discussion sont en faveur de conserver le statu "d'ingénieur de son", pourquoi ?  Quelles sont les raisons de votre attachement à un titre de métier qui est peut être faux ?  J'insiste sur le peut être !

Sur ce, j'attendrai d'éventuelles réponses de mes contacts et je vous les communiquerai intégralement, on verra bien !




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Borak

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Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #44 le: octobre 02, 2017, 13:54:31 pm »
La leçon que j'en tire c'est qu'il a des tas de type d'ingénieurs du son.

Il y a les puristes qui vont essayer de faire l'enregistrement le plus réaliste possible.
Il y a les commerciaux, pour qui la musique doit sortir au niveau le plus fort sur la radio, donc il faut comprimer la dynamique.
Il y a aussi ceux qui respecte la ligne de la société de prod, même si les choix sont mauvais.
Il y a les bons, les très bons, les moyens, et les mauvais.

On ne peut pas généraliser. Mais si on connait un bon studio, c'est intéressant de se fournir chez lui :)