Auteur Sujet: Quelle leçon en tirer ?  (Lu 1930 fois)

luiscrepy

  • Sr. Member
  • ****
  • Messages: 1015
    • mon installation hifi
    • E-mail
Re : Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #60 le: octobre 03, 2017, 20:10:17 pm »
Je ne peux pas approuver Dominique, la fréquence d'échantillonnage n'a pas d'impact sur la qualité.

Je ne le dirais quand même pas comme çà...
Je dirais plutôt que, bien que la quantité d'informations sur le disque soit plus importante (harmoniques de plus de 22 kHz) la qualité perçue ne sera pas supérieure.

Cordialement,
Luis
 

xnwrx

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 2283
Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #61 le: octobre 03, 2017, 20:31:30 pm »
Je vais reformuler si vous me le permettez : 44 kHz est nécessaire et suffisant pour échantillonner un signal audio, ne créant aucune perte et aucune modification du signal. Une fréquence d'échantillonnage supérieure n'apportera donc rien.
Ceci étant dit, le reste n'est qu'affaire de conception et de mise en œuvre des matériels de numérisation et de restitution.

Pour argumenter, tout convertisseur sigma-delta travaille avec un facteur de suréchantillonnage, en général compris entre 64 et 1024. Prenez un convertisseur 44 kHz classique à facteur de suréchantillonnage x128. Prenez un autre convertisseur classique travaillant à 96 kHz avec un facteur de suréchantillonnage de x64. Les deux ont réellement échantillonné le signal à 5,6 MHz (environ) ; pas de différence ; mais l'un au final présente deux fois plus d'échantillons par seconde qui n'apportent aucune information supplémentaire. Le filtre anti-repliement analogique est identique, et l'anti-repliement numérique ne pose aucun problème dans les deux cas avec des réjections largement au dessus de 120 dB.

Vous me direz : prenons un convertisseur 96 kHz avec un facteur de suréchantillonnage x128. OK, cherchez où est l'apport... (il n'y en a pas)

luiscrepy

  • Sr. Member
  • ****
  • Messages: 1015
    • mon installation hifi
    • E-mail
Re : Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #62 le: octobre 03, 2017, 21:35:32 pm »
Je vais reformuler si vous me le permettez : 44 kHz est nécessaire et suffisant pour échantillonner un signal audio, ne créant aucune perte et aucune modification du signal. Une fréquence d'échantillonnage supérieure n'apportera donc rien.
Ceci étant dit, le reste n'est qu'affaire de conception et de mise en œuvre des matériels de numérisation et de restitution.

Pour argumenter, tout convertisseur sigma-delta travaille avec un facteur de suréchantillonnage, en général compris entre 64 et 1024. Prenez un convertisseur 44 kHz classique à facteur de suréchantillonnage x128. Prenez un autre convertisseur classique travaillant à 96 kHz avec un facteur de suréchantillonnage de x64. Les deux ont réellement échantillonné le signal à 5,6 MHz (environ) ; pas de différence ; mais l'un au final présente deux fois plus d'échantillons par seconde qui n'apportent aucune information supplémentaire. Le filtre anti-repliement analogique est identique, et l'anti-repliement numérique ne pose aucun problème dans les deux cas avec des réjections largement au dessus de 120 dB.

Vous me direz : prenons un convertisseur 96 kHz avec un facteur de suréchantillonnage x128. OK, cherchez où est l'apport... (il n'y en a pas)

Je vais reformuler également, ma remarque était vraiment basique.

44 kHz est nécessaire et suffisant pour échantillonner un signal audio, c'est à dire limité à une plage de fréquences située entre 20 et 20000 Hz. Si je dispose d'un échantillonnage à 96 kHz, je pourrais enregistrer des fréquences jusqu'à 48 kHz (enfin je crois). Mon enregistrement sera donc plus "fidèle" par rapport à la réalité même si l'oreille humaine n'entendra pas la différence. La seule présence d'informations entre 20000 et 40000 Hz sur l'enregistrement à 96kHz en est la preuve.

Certains ne sont pas totalement d'accord avec le fait que tout signal audio supérieur à 20000 Hz soit totalement inutile et sans effet. D'où le développement des "super-tweeters" par exemple.
Dans ces conditions, pourquoi l'audio professionnelle est-elle passée à 96, 192 kHz ou même plus ? Ce n'est pas du marketing, car le grand public intéressé par plus que 44,1 kHz ne représente qu'une poignée d'individus.

Pour limiter les effets destructeurs des traitements innombrables entre l'enregistrement et le support final commercialisé ?
Dans ce cas notre DSP qui corrige phase, amplitude et retards en est un de plus et ne serait-il pas plus judicieux de lui donner du 96 ou du 192 kHz à manger ?

Mes oreilles me disent que cela ne sert à rien, ces subtilités étant de toutes façons totalement masquées par ne serait-ce qu'une réflexion sur un carrelage ou un plafond, et je joue donc l'avocat du diable. Mais ma raison me dit qu'il faut quand même y réfléchir.

Cordialement,

Luis


Tonipe

  • Administrator
  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 6724
    • E-mail
Re : Quelle leçon en tirer ?
« Réponse #63 le: octobre 04, 2017, 06:18:22 am »
Bonjour

Le rôle d'un super tweeter ne doit pas se voir dans la courbe de réponse, mais dans la courbe de phase acoustique.
La courbe de phase acoustique se corrige aussi très bien par convolution, à condition de ne pas oublier de corriger la coupure acoustique dans le grave et les aigus, donc le super tweeter ne sert à rien...

Cordialement, Dominique