Auteur Sujet: mise au point d'un système en tri-amplification active  (Lu 1306 fois)

xnwrx

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Re : mise au point d'un système en tri-amplification active
« Réponse #30 le: mai 14, 2019, 19:41:55 pm »
Bonjour,
Luis, votre raisonnement est tout à fait correct, sur tous les points, ainsi que votre méthode de correction (même si je n'approuve pas la correction de phase au point d'écoute) ;)

Thomas, je ne sais plus dire si la mesure du tweeter présentée était réalisée à 20 cm ou à 1m. du tweeter !
Je peux évidemment la refaire, à 20cm et à 1m.

Simeon, Rephase permet de réaliser un peu tout ce que l'on veut en terme de filtrage et de correction. Ca va de l'égalisation (d'amplitude) à phase linéaire ou à phase minimum, de l'égalisation de phase (donc par définition on fait ce qu'on veut de la phase), au filtrage à phase linéaire ou à phase minimale en passant par les compensations inverses de filtres divers et variés en amplitude et/ou en phase. En gros c'est l'outil ultime qui permet quasiment toute latitude sur le modelage de l'amplitude et de la phase. Un vrai petit bijou gratuit qui plus est !

luiscrepy

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Re : mise au point d'un système en tri-amplification active
« Réponse #31 le: mai 14, 2019, 21:42:33 pm »
c'est d'autant plus un bijou que le concepteur a su se rapprocher du concepteur de REW, petit bijou gratuit lui aussi, et du fabriquant des produits MiniDSP, un des rares (le seul ?) à proposer le traitement FIR au grand public. Ce trio, dont les softs sont gratuits, a permis à Monsieur tout le monde (ayant tout de même un solide intérêt pour une restitution musicale de qualité) d'aborder la totalité de la problématique de la reproduction musicale à la maison. Excepté les éventuels problèmes dont je n'ai pas conscience.

etsimonogn

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Bonjour
Bonjour
le Q ne veut rien dire si il n'est pas associé à un niveau de correction
Remarque très importante. Le coef de surtension d'une égalisation paramétrique peut se calculer à partir de la courbe de réponse. C'est la fréquence centrale divisée par la différence des fréquences où la réponse est à +3 dB pour une courbe en bosse ou -3 dB pour une courbe en creux. La zone entre ces deux fréquences s'appelle tout bêtement la bande passante.
Le problème, c'est que si l'égalisation est par exemple +2 dB, y a plus de points à +3 dB et le Q ne veut plus rien dire!   
Siméon

Bonjour Siméon.
Votre définition du Q est probablement juste, mais il mes semble qu'elle doit être incomplète et dans le domaine du filtrage audio, je ne pense pas qu'elle soit bien respectée.
En effet, si on prend un logiciel comme Rephase, il propose pour la réalisation d'un même filtre paramétrique, plusieurs types de Q possibles. "constant", "proportionnel", Q à "constant slope", Q à "constant shape", et Q à "raised cosine". Seul le "proportionnel" répond à votre définition, pour un gain de 6 dB à 500 Hz les +3 dB se trouvent effectivement à 250 et à 750 Hz si on a sélectionné un Q de 1. Les formes de courbe des autres types de Q ne répondent absolument pas à votre définition. Si j'applique un gain de 18 dB au "proportionnel" ça ne marche plus non plus. Le mode "constant" qui est celui par défaut, et donc sans doute celui que tout le monde utilise y compris Dominique, ne répond pas à votre définition. Il faut aussi rappeler que si vous affichez une correction avec un Q de 1 sur un DCX, elle ne correspondra pas à celle d'un DBX, d'un Xilica ou d'un miniDSP. Raison pour laquelle dans la fenêtre EQ de REW, on peut sélectionner l'appareil dont on dispose afin de créer des corrections cohérentes avec l'appareil qui les dispensera. Bref, la définition exacte du Q, on s'en moque un peu. Tous les appareils proposeront des corrections sur une bande d'autant plus étroite que le Q est élevé, et cela même pour de faibles valeurs de correction. Et c'est bien d'étroitesse de bande dont on parle lorsque on la quantifie avec avec la valeur Q.
Ceci étant dit, lorsque on en est à valider un Q de 1 à l'écoute tout en réfutant un de 0,9, il serait préférable de savoir à quelle sélectivité de bande elle correspond. En effet, si c'est un Q "constant" de Rephase, sa sélectivité réelle correspond à un Q de 0,70 selon la norme que vous avez indiqué et pour un gain de 6 dB, Comme le Q effectif est variable avec le gain, je me dis qu'il manque des informations à votre définition.

J'ignore, par exemple si le Q de mon OpenDRC répond ou non à cette norme (juste par curiosité je ferai le TP un de ces jours) mais ça me fait une belle jambe puisque j'ajuste le Q en fonction de ce que la correction donne à la mesure.

Pour finir avec ce "Q", voici ma position à son sujet.

La valeur Q d'une correction à apporter est directement fonction du lissage qui a été adopté lors de la mesure. Il est très courant qu'un creux formé par un nœud soit un gouffre de 15 dB tellement étroit qu'il faudrait une correction avec un Q de 30 pour ne pas former une bosse considérable à la place. Avec un lissage à 48 dB par octave le creux figurera tel quel sur la courbe, avec un lissage à 1/2, il y aura tout juste un vague cassis de 1 ou 2 dB qu'une petite correction avec un Q de 2 comblera. Cette correction, tout comme celle de 15 dB avec un Q de 30 seront aussi stupides l'une que l'autre. La première n'aura aucun effet sur le défaut réel et ajoutera 2 dB avant et après le creux là où ça allait beaucoup mieux avant. La deuxième apportera un taux de distorsion abominable à la fréquence de correction et si on bouge la tête de 10 cm, se transformera en un pic d'amplitude très audible car la fréquence du creux corrigé se sera déplacée de 1/6 ou 1/12 d'octave à gauche ou à droite (c'est ce qui se passe toujours avec ce type d'accident d'amplitude)
Comme quoi un creux très étroit de très grande amplitude en général ne se corrige pas. Encore faut-il l'avoir identifié comme tel en ne regardant pas exclusivement la courbe lissée au 1/2 d'octave.
Une bosse ou un creux d'amplitude raisonnable (moins de 5 dB arbitrairement) devrait à mon avis se corriger avec le Q adéquat (celui qui corrige réellement avec l'appareil dont on dispose) à partir du moment où sa fréquence et son amplitude ne sont pas ou très peu sujettes à fluctuations dans une zone d'une trentaine de centimètres autour du sweet spot.
Je corrige l'amplitude au point d'écoute en IIR avec les filtres intégrés à mon DSP. Cela avant filtrage et avant correction de phase. Justement pour redresser la phase en même temps et la rapprocher de ce que j'ai en mesure pseudo anéchoïque puisque mes hauts parleurs y sont particulièrement linéaires et donc sans nul besoin d'égalisation.
Ensuite je corrige la phase avec Rephase. La correction à effectuer est assez succincte puisque aucun filtrage passif ne vient provoquer de colossales perturbations et que les accidents provoqués par les réflexions ont été en partie corrigés par l'égalisation IIR.
Enfin, j'applique des filtres à pente raide à phase linéaire que j'ajoute dans Rephase à la correction de phase et qui ne viendront rien changer à tout le reste.

Donc, sur ce point de la correction d'amplitude en IIR, je suis totalement d'accord avec vous, Siméon, bien que je ne puisse pas me qualifier de connaisseur (il y a 2 ans je ne m'étais encore jamais préoccupé de phase acoustique malgré plus de 45 ans de passion Hifi)

Merci de ces précisions et détails sur Rephase. J'y répondrai plus tard, je suis très pris par ailleurs.
Siméon 

etsimonogn

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Bonjour
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le Q ne veut rien dire si il n'est pas associé à un niveau de correction
Remarque très importante. Le coef de surtension d'une égalisation paramétrique peut se calculer à partir de la courbe de réponse. C'est la fréquence centrale divisée par la différence des fréquences où la réponse est à +3 dB pour une courbe en bosse ou -3 dB pour une courbe en creux. La zone entre ces deux fréquences s'appelle tout bêtement la bande passante.
Le problème, c'est que si l'égalisation est par exemple +2 dB, y a plus de points à +3 dB et le Q ne veut plus rien dire!   
Siméon
Bonjour Siméon.
Votre définition du Q est probablement juste, mais il mes semble qu'elle doit être incomplète et dans le domaine du filtrage audio, je ne pense pas qu'elle soit bien respectée.
La définition du Q des égaliseurs paramétriques n'est pas la même dans tous les processeurs. Je crois que ça vient en partie de confusions entre coefficient de surtension ou sélectivité et amortissement, qui sont deux équations différentes pour exprimer la même chose. Chez DCX et Yamaha, les Q expriment les même choses mais pas chez XTA! comme vous et moi l'ont constaté.
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En effet, si on prend un logiciel comme Rephase, il propose pour la réalisation d'un même filtre paramétrique, plusieurs types de Q possibles. "constant", "proportionnel", Q à "constant slope", Q à "constant shape", et Q à "raised cosine". Seul le "proportionnel" répond à votre définition, pour un gain de 6 dB à 500 Hz les +3 dB se trouvent effectivement à 250 et à 750 Hz si on a sélectionné un Q de 1.
La définition à laquelle je fais référence est la première née et plus courante. Chez Rane, ils l'appellent 'typique', chez un autre ça va être 'proportionnel'. Rane a un papier sur le Q 'constant' : à réglage réduit ou élevé, le profil de la courbe reste la même, alors qu'elle s'applatit à Q 'proportionnel'. Avec 'raised cosined' chez Dolby, les pentes sont plus raides.
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Le mode "constant" qui est celui par défaut, et donc sans doute celui que tout le monde utilise y compris Dominique, ne répond pas à votre définition.
Sur REW vous voulez dire? Sur le DCX, il n'y a pas le choix de la définition, c'est la 'typique' selon Rane.
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Raison pour laquelle dans la fenêtre EQ de REW, on peut sélectionner l'appareil dont on dispose afin de créer des corrections cohérentes avec l'appareil qui les dispensera. Bref, la définition exacte du Q, on s'en moque un peu.
Tous les appareils proposeront des corrections sur une bande d'autant plus étroite que le Q est élevé, et cela même pour de faibles valeurs de correction. Et c'est bien d'étroitesse de bande dont on parle lorsque on la quantifie avec avec la valeur Q.
Oui mais la valeur de l'étroitesse de bande dépend aussi type de filtre employé, avec, on dirait, des termes différents selon les constructeurs.
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Ceci étant dit, lorsque on en est à valider un Q de 1 à l'écoute tout en réfutant un de 0,9, il serait préférable de savoir à quelle sélectivité de bande elle correspond. En effet, si c'est un Q "constant" de Rephase, sa sélectivité réelle correspond à un Q de 0,70 selon la norme que vous avez indiqué et pour un gain de 6 dB, Comme le Q effectif est variable avec le gain, je me dis qu'il manque des informations à votre définition.
La définition que j'emploie s'applique au plus ancien type d'égalisation employé il ne demande dans sa forme élémentaire que quatre  composants passifs, deux résistances, un condensateur et une inductance (en pratique, cette inductance est synthétisée par un circuit avec AOP). Je pense que vous aurez du mal à trouver les définitions de Q pour les autres types d'égalisation. 
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J'ignore, par exemple si le Q de mon OpenDRC répond ou non à cette norme (juste par curiosité je ferai le TP un de ces jours) mais ça me fait une belle jambe puisque j'ajuste le Q en fonction de ce que la correction donne à la mesure.
Ce qui confirme ce que je dis au paragraphe précédent.
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Comme quoi un creux très étroit de très grande amplitude en général ne se corrige pas.
Les spécialistes de la perception auditive (que les audioaddicts refusent d'écouter) ont depuis très longtemps mis en évidence qu'un creux comme celui-là n'est que très peu audible malgré le vertige qu'il fout quand on regarde la courbe de réponse de l'enceinte.
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Une bosse ou un creux d'amplitude raisonnable (moins de 5 dB arbitrairement) devrait à mon avis se corriger avec le Q adéquat (celui qui corrige réellement avec l'appareil dont on dispose) à partir du moment où sa fréquence et son amplitude ne sont pas ou très peu sujettes à fluctuations dans une zone d'une trentaine de centimètres autour du sweet spot.
C'est curieux ou bosse mais je ne rencontre presque pas de creux à corriger dans mon installation. Question de façon de mesurer, assurément.
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Je corrige l'amplitude au point d'écoute en IIR avec les filtres intégrés à mon DSP.
Confirmé, je ne mesure pas au point d'écoute.
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Cela avant filtrage et avant correction de phase. Justement pour redresser la phase en même temps et la rapprocher de ce que j'ai en mesure pseudo anéchoïque puisque mes hauts parleurs y sont particulièrement linéaires et donc sans nul besoin d'égalisation.
Les miens aussi. Pourquoi insister tant sur ces questions de Q dont ni vous ni moi vous servez. Enfin, moi, si, puisque je transfo-linkwitze mes HP.
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Ensuite je corrige la phase avec Rephase. La correction à effectuer est assez succincte puisque aucun filtrage passif ne vient provoquer de colossales perturbations et que les accidents provoqués par les réflexions ont été en partie corrigés par l'égalisation IIR.
Faudra un jour que je me mette à Rephase mais les filtres soustractif avec retard me tentent plus.
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Donc, sur ce point de la correction d'amplitude en IIR, je suis totalement d'accord avec vous, Siméon, bien que je ne puisse pas me qualifier de connaisseur (il y a 2 ans je ne m'étais encore jamais préoccupé de phase acoustique malgré plus de 45 ans de passion Hifi)
Je préfère parler de réponse du group delay du système que de phase acoustique. C'est une préoccupation qui n'a vraiment débuté qu'après l'an 2000 et l'apparition de filtres numériques abordables. Mais est-ce que les corrections de phase ont fait faire un bond gigantesque à l'audio?   
Siméon

luiscrepy

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Le mode "constant" qui est celui par défaut, et donc sans doute celui que tout le monde utilise y compris Dominique, ne répond pas à votre définition.
Sur REW vous voulez dire? Sur le DCX, il n'y a pas le choix de la définition, c'est la 'typique' selon Rane.

Non, sur Rephase. Je voulais dire que si on veut construire un filtre dans Rephase (une convolution qui sera importée dans un MiniDSP par exemple) lorsque on paramétrera le gain, la fréquence et le Q d'un filtre paramétrique, il sera automatiquement en mode constant si on n'a pas remarqué qu'on pouvait choisir d'autres types de Q.


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Une bosse ou un creux d'amplitude raisonnable (moins de 5 dB arbitrairement) devrait à mon avis se corriger avec le Q adéquat (celui qui corrige réellement avec l'appareil dont on dispose) à partir du moment où sa fréquence et son amplitude ne sont pas ou très peu sujettes à fluctuations dans une zone d'une trentaine de centimètres autour du sweet spot.
C'est curieux ou bosse mais je ne rencontre presque pas de creux à corriger dans mon installation. Question de façon de mesurer, assurément.

Ou façon de lire la mesure. On peut ne voir que des bosses et les raboter pour parvenir à un niveau général correspondant au creux le plus profond, ce que j'essayais de faire en général sur le DCX pour ne pas risquer de dépasser le 0 dB, ou ne voir que des creux que l'on va combler. Avec un MiniDSP et son réglage de volume en amont, c'est beaucoup moins dangereux car il reste toujours beaucoup de marge avant le clip.

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Je corrige l'amplitude au point d'écoute en IIR avec les filtres intégrés à mon DSP.
Confirmé, je ne mesure pas au point d'écoute.

La mesure au point d'écoute est avec ma configuration indispensable pour procéder à l'alignement temporel des différents hauts parleurs.

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Donc, sur ce point de la correction d'amplitude en IIR, je suis totalement d'accord avec vous, Siméon, bien que je ne puisse pas me qualifier de connaisseur (il y a 2 ans je ne m'étais encore jamais préoccupé de phase acoustique malgré plus de 45 ans de passion Hifi)
Je préfère parler de réponse du group delay du système que de phase acoustique. C'est une préoccupation qui n'a vraiment débuté qu'après l'an 2000 et l'apparition de filtres numériques abordables. Mais est-ce que les corrections de phase ont fait faire un bond gigantesque à l'audio?   
Siméon

Je ne sais pas quelle échelle il convient d'utiliser pour évaluer un "bon" group delay" alors qu'en ce qui concerne la phase un accident de 15 à 20° me paraît très acceptable localement. De plus, pour aligner temporellement les hauts parleurs, la variation de phase est aussi utile que le step et l'impulsion.
La correction de phase m'a fait faire un bon gigantesque au niveau de la satisfaction intellectuelle des résultats de mesure. (impulsion parfaite, step parfait, capacité à reproduire un signal carré) Par contre, je dois avouer que je ne prendrai pas de pari sur un vrai test comparatif en ABX entre le même système corrigé en phase ou pas. Le seul vrai bond gigantesque à l'écoute que j'ai vécu, c'est quand j'ai mis un filtre actif 3 voies à base de NE5532 et 3 amplis à base de LM3886 dans l’ébénisterie de mes enceintes. Malheureusement la voie grave était trop faible avec ses deux 17 cm en parallèle, mais je n'avais pas encore entendu mes 38 cm actuels et cela me semblait merveilleux. Le fait qu'il n'existe pas (à ma connaissance) de produit professionnel pour traiter le son en FIR en concert ou en studio, alors qu'il me semble qu'il y en avait il y a une dizaine d'années, laisse effectivement supposer que les bénéfices ne soient pas "rentables".

jaffar

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Re : mise au point d'un système en tri-amplification active
« Réponse #35 le: mai 17, 2019, 11:07:21 am »
Si je peux me permettre : une conception basée 100% sur des mesures au point d'écoute me parait bien hasardeuse , mais se passer de toute mesure au point d'écoute , ne serait ce que pour évaluer et gérer au mieux ce qui se passe sous 200 Hz , me parait curieux .

J'ai mis au point mes enceintes en anéchoïque . Je suis allé jusqu'à utiliser un échafaudage afin de pouvoir comprendre ce qui se passait réellement entre 40 et 200 Hz avec mon 7" . J'essaie aujourd'hui par des mesures dans la pièce de trouver le meilleur emplacement pour les enceintes et le point d'écoute afin de gérer au mieux la réponse du grave . Je teste divers types de basstraps de construction diy et j'essaie d'apprécier à l'écoute et aux mesures les résultats obtenus .
Ce travail n'est toujours pas fini et je n'ai jamais utilisé rephase . Heureusement ! Car je pense que je me serais perdu et que j'aurais négligé bien d'autres phénomènes bien plus fondamentaux .

Siméon : les filtres actifs soustractifs n'ont ils pas été abandonnés car de mauvaise presse ? 

etsimonogn

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C'est curieux ou bosse mais je ne rencontre presque pas de creux à corriger dans mon installation. Question de façon de mesurer, assurément.
Ou façon de lire la mesure. On peut ne voir que des bosses et les raboter pour parvenir à un niveau général correspondant au creux le plus profond, ce que j'essayais de faire en général sur le DCX pour ne pas risquer de dépasser le 0 dB, ou ne voir que des creux que l'on va combler. Avec un MiniDSP et son réglage de volume en amont, c'est beaucoup moins dangereux car il reste toujours beaucoup de marge avant le clip.
Le DCX a un réglage de gain sur ses entrées, on peut donc l'atténuer pour jouer avec des égalisations en bosse. Mais est-ce que c'est utile sachant que la décomposition d'un signal musical ne montre pas de composante fréquentielle depassant -10 dB de l'amplitude total du signal. Et puis on peut toujours adjoindre un limiteur à une égalisation paramétrique.   
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La mesure au point d'écoute est avec ma configuration indispensable pour procéder à l'alignement temporel des différents hauts parleurs.
Mon point d'écoute n'est pas un point, j'ai toujours aimé  une certaine liberté dans la place d'écoute. L'alignement des centres d'émission m'est nécessaire et suffisant.
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Je ne sais pas quelle échelle il convient d'utiliser pour évaluer un "bon" group delay" alors qu'en ce qui concerne la phase un accident de 15 à 20° me paraît très acceptable localement.
Un bon group delay est constant. Il décrit l'évolution de la phase. 
Citer
De plus, pour aligner temporellement les hauts parleurs, la variation de phase est aussi utile que le step et l'impulsion.
Impulsion, Step, group delay et phase sont irrémédiablement liés.
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La correction de phase m'a fait faire un bon gigantesque au niveau de la satisfaction intellectuelle des résultats de mesure. (impulsion parfaite, step parfait, capacité à reproduire un signal carré)
Ce sont des satisfactions intellectuelles, vous avez raison. Mais les exigences de la perception auditive sont bien moindres et je lis ici des avalanches de mesures superfétatoires qui n'en tiennent aucun compte. Et puis il y a les interprétations des mesures, chercher à avoir un beau signal carré est un traquenard.

Pour en revenir à Rephase que je n'ai pas étudié, il y aurait donc deux possibilités de résultats A/visant à une rotation de phase nulle avec la fréquence B/visant à obtenir du système qu'il soit à phase linéaire (c'est à dire à phase déductible de la réponse en fréquence). Pour la fonction passe-haut d'un HP, le résultat à obtenir est A. Pour un crossover LR4 (réponse en fréquence plate), A et B doivent donner des résultats équivalents. Est-ce que l'élève Siméon a bien compris?
Siméon 


xnwrx

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Re : mise au point d'un système en tri-amplification active
« Réponse #37 le: mai 17, 2019, 18:09:48 pm »
Bonjour,
Rephase n'impose rien, c'est juste un synthétiseur de filtres. Vous modelez à volonté phase et module indépendamment. C'est l'utilisateur qui vise ce qu'il veut en fonction de ses besoins et de ses mesures. Si vous voulez obtenir une phase linéaire, minimale, ou en forme de bibindhomme sur ce que vous avez mesuré et donc que vous corrigé, vous pouvez.

luiscrepy

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Re : mise au point d'un système en tri-amplification active
« Réponse #38 le: mai 17, 2019, 19:02:51 pm »
Citation de Siméon :
Pour en revenir à Rephase que je n'ai pas étudié, il y aurait donc deux possibilités de résultats A/visant à une rotation de phase nulle avec la fréquence B/visant à obtenir du système qu'il soit à phase linéaire (c'est à dire à phase déductible de la réponse en fréquence). Pour la fonction passe-haut d'un HP, le résultat à obtenir est A. Pour un crossover LR4 (réponse en fréquence plate), A et B doivent donner des résultats équivalents. Est-ce que l'élève Siméon a bien compris?
Siméon

Deux possibilités de résultats ? je ne comprends pas vraiment la question. Rephase est un logiciel qui ne sert qu'à une chose, créer une impulsion. Cette impulsion pourra être importée par tout logiciel ou tout appareil sachant utiliser cette impulsion dans une convolution appliquée en temps réel à un fichier de musique.
Pour créer cette impulsion, il y a deux grandes étapes ; la première consiste à déterminer comment la créer et la sauvegarder : type de fichier qui sera accepté par le soft ou le hard qui l'utilisera (text, bin, wav...) sa profondeur (16, 24, 32, 64 bits....) stéréo ou mono, sa fréquence d'échantillonnage (44,1, 48... 384 kHz...) le type de fenêtrage utilisé pour le calcul (hann, blackman-Harris, cosine, triangular.....) et enfin le nombre de taps consacrés à la description du filtre.
La deuxième étape consiste à choisir ce que l'on met dedans, en d'autres mots à quoi elle va servir.
Elle va servir à appliquer un filtre aux fichiers musicaux avec lesquels la convolution aura lieu. Contrairement à un système de type processeur de diffusion qui va utiliser une succession d'étages électroniques pour chaque type de filtrage s'il est analogique ou un DSP possédant lui aussi plusieurs étage de corrections s'il est numérique, les opérations de filtrage peuvent être en quantité presque infinie et toutes contenues dans la même impulsion.
La force de Rephase est d'intégrer une banque de pratiquement tout ce qui peut exister comme filtres et des possibilités quasi infinie pour les paramétrer.

La limitation pratique d'une telle technologie est principalement le nombre de taps que le logiciel ou l'appareil de lecture est capable de gérer. Sachant que plus le filtre est complexe et situé dans les basses fréquences et plus il faut de taps pour le réaliser et que le temps de calcul induit alors des temps de latence de plus en plus importants pouvant être gênants pour certaines applications. Rephase peut faire un filtre passe-haut LR48 à 5000 Hz à phase linéaire avec 512 taps mais il peut aussi faire un passe bande à phase linéaire en LR96 qui contient aussi la correction de phase du haut-parleur dans sa charge plus quelques corrections d'amplitude avec au choix des filtres à phase minimale ou linéaire avec 65536 taps. Rephase peut créer une impulsion de 131072 taps au maximum. Mon filtre actif OpenDRC DA-8 accepte 1 filtre sur chacune de ses 8 voies mais pour un total de 9600 taps maxi et 2048 au maxi sur une voie. Un logiciel comme Foobar accepte au moins 65536 taps.

Que peut-on mettre dans le filtre ?
Pratiquement tout ce que vous pouvez imaginer, à condition de pouvoir mettre suffisamment de taps. Vous pouvez redessiner à volonté la courbe de réponse en amplitude ET la courbe de phase.
Comment le faire ?
Grâce aux onglets dédiés et possédant des gabarits paramétrables pour les actions principales : 
1) linéarisation de la phase en fonction des filtres de fréquences utilisés, en fonction de la charge du HP pour le grave, en fonction du passe haut présent dans l'amplificateur.
2) Linéarisation à la main de la phase grâce à des curseurs paramétriques.
3) 8 filtres parmis une douzaine de filtres différents à phase linéaire dont le LR paramétrables à souhait. (jusqu'à 1000 dB par octave pour le LR)
4) 8 filtres parmi 6 types de filtres à phase minimale dont le LR et le BUT (jusqu'à 996 dB par octave pour le LR)
5) 16 égaliseurs paramétriques à chacun 17 cellules totalement paramétrables (f,Q,dB) le type de Q (constant, proportionnel, shelving, etc...) et le choix linéaire ou phase minimale pouvant être fait sur chacun des 16 égaliseurs.

Une grande force de ce logiciel est d'afficher les courbes de phase et d'amplitude désirées et dessinées grâce aux outils à disposition, mais aussi les courbes réellement obtenues après calcul quand Rephase a terminé.

Désolé, Xavier, vous avez répondu pendant que je répondais.



xnwrx

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Re : mise au point d'un système en tri-amplification active
« Réponse #39 le: mai 17, 2019, 20:46:38 pm »
J'ai synthétisé ce que vous avez dit, ça va forcément plus vite :lol:

etsimonogn

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Re : Re : mise au point d'un système en tri-amplification active
« Réponse #40 le: mai 17, 2019, 23:31:16 pm »
Rephase n'impose rien, c'est juste un synthétiseur de filtres. Vous modelez à volonté phase et module indépendamment. C'est l'utilisateur qui vise ce qu'il veut en fonction de ses besoins et de ses mesures. Si vous voulez obtenir une phase linéaire, minimale, ou en forme de bibindhomme sur ce que vous avez mesuré et donc que vous corrigé, vous pouvez.
Donc j'avais pas trop mal compris à quoi pouvait servir et comment fonctionnait Rephase. Si je résume votre post et celui de Luiscrepy, l'impulsion qu'on en tire contient les réponses en fréquence et en phase qui serviront à précorriger dans le signal les réponses en fréquence et en phase du système pour obtenir au final les réponses en fréquence et en phase qu'on souhaite.
Question: qu'est-ce qu'on souhaite? Une réponse en fréquence régulière (qui peut être limitée dans les graves), pour la réponse en phase, ce serait assez bizarre dans un cadre amateur de chercher une autre forme que plane bien que ce soit tout à fait possible. D'où pour les cas courants j'ai envisagé que les options que j'ai appelé A ou B. Merci pour tous les précisions utiles que vous m'avez donné.
Siméon
     

jaffar

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 Mais est-ce que c'est utile sachant que la décomposition d'un signal musical ne montre pas de composante fréquentielle depassant -10 dB de l'amplitude total du signal. Et puis on peut toujours adjoindre un limiteur à une égalisation paramétrique.   

Bonjour , pouvez vous détailler cette phrase et ses implications ?

Tonipe

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Re : mise au point d'un système en tri-amplification active
« Réponse #42 le: mai 18, 2019, 16:37:26 pm »
Bonjour

Citer
ce serait assez bizarre dans un cadre amateur de chercher une autre forme que plane bien que ce soit tout à fait possible.

J'ai remarqué à l'écoute que :
- Quand le grave n'est pas assez corrigé en phase, il est "lourd".
- Quand le grave est trop corrigé en phase, il est "léger".
Ce point connu, ceux qui cherchent le son qui leur plait, et pas le son neutre et fidèle, ont un point de réglage qui peut être intéressant.

Cordialement, Dominique

etsimonogn

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Mais est-ce que c'est utile sachant que la décomposition d'un signal musical ne montre pas de composante fréquentielle depassant -10 dB de l'amplitude total du signal. Et puis on peut toujours adjoindre un limiteur à une égalisation paramétrique.
Bonjour , pouvez vous détailler cette phrase et ses implications ?
Un signal musical (non saturé) est fait de tout un tas de composantes de fréquences différentes à différents niveaux. Quand le signal est juste en dessous du niveau maximal que peut atteindre la reproduction et qu'on prend le niveau maximal comme référence 0 dB, aucune de ces composantes dépasse -10 dB par rapport à cette référence. Ca sort d'une très vieille étude mais il n'y a aucune raison que ça ne soit plus valable aujourd'hui sur de la musique non électronifiée bien sur.
Siméon 
« Modifié: mai 19, 2019, 06:19:07 am par etsimonogn »